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Paraphrenie

 

 

 

PARAPHRÉNIE

 

Dans cette rubrique je vais à la fois:

- faire référence à une partie du livre Le Cri qui concerne cette expérience personnelle très particulière que je vis depuis 1990 jusqu' à aujourd'hui et dont un extrait se trouve juste en dessous de cette présentation.

-donner plus d'explications quant à la façon dont je l'ai vécu puisque dans le livre je m'attache surtout à expliquer à quoi ressemble le monde dans lequel je vis au travers de la paraphrénie.

-faire connaitre le lien que j'établi entre l'inceste que j'ai vécu entre 1974 et 1978 et la paraphrénie que je vis depuis 1990.

 

Extrait tiré du livre Le Cri:

La paraphrénie ou psychose fantastique est une psychose chronique non systématisée, caractérisée par son mécanisme principalement imaginatif et ses thèmes fantastiques.

Les thèmes du délire les plus récurrents sont les mythes infantiles, archaïques, universels, prédominance du fabuleux et du surnaturel. Et aussi, entre autres, création d'une nouvelle religion, révélation divine, grandeur et filiation illustre. La paraphrénie n'empêche pas le sujet concerné d'avoir une vie sociale puisqu’il vit son délire sans ressentir le besoin de le partager avec les autres afin d'avoir leur approbation, comme c'est le cas dans les délires paranoïaques.

 

A un moment de ma vie, j'ai vécu avec une idée qui, bien qu'elle soit complètement délirante, était pour moi tout ce qu'il y a de plus réelle. Entre le mois d'août et le mois de décembre 2003, j'ai écrit environ cinq cent cinquante pages de manuscrit dont des extraits se trouvent ci-dessous. Une partie importante est consacrée à de nombreux points relatifs à Dieu, à la religion et aux relations entre le Créateur et ses créatures. J'ai alors développé au plus profond de moi-même la conviction suivante : je suis un prophète. Conviction qui s'exprimait plus précisément par une idée tenace : je suis le prophète du XXIe siècle. J'ai développé un système de pensée et de valeurs qui s'imposait à moi sous le nom d'Intelligence Spirituelle avec un I majuscule pour Intelligence et un S majuscule pour Spirituelle. Il s'agit d’une redéfinition complète de la compréhension de ce qu'est un Créateur céleste et des raisons d'être de ses Créatures. La base des ces raisonnements provient de l'enseignement des Témoins de Jéhovah qui se retrouve donc en partie dans l'Intelligence Spirituelle. Les explications concernant l'Intelligence Spirituelle et ma conviction d'être le Prophète du XXIe siècle commençait par ce passage :

Bienvenue à bord du vaisseau Amiral Le Sauveur. Le capitaine s’appelle Le Prophète de l’amour. L’armateur de ce vaisseau est l’Amour Personnifié, Dieu en personne ; il donne un ordre de mission parfaitement clair à son capitaine : sortir la famille humaine de l’esclavage de la souffrance humaine pour la faire entrer dans le Jardin d’Eden. Le capitaine a été formé pour mener à bien sa mission et mener la famille humaine à bon port : le Paradis terrestre, qui est un jardin d’enfants, fait de rires et de chansons, et occupé par de gentils monstres. Car Dieu est un enfant qui vit dans sa maison, les cieux, qui aime regarder les papillons humains dans son jardin, la terre. En tant que Créateur, cet enfant qu’est Dieu a donné la vie à son premier enfant qu’il appelle Mon Amour et l’a sacrifié pour sauver les papillons humains. Le capitaine du vaisseau Amiral Le Sauveur, le prophète de l’amour, tient à prévenir ses passagers qu’il faudra traverser des zones de turbulences, car on ne quitte pas l’esclavage de la souffrance humaine comme on quitte son ancienne maison ! Mais, au bout du voyage, c’est bien une maison que trouveront les passagers du vaisseau : la terre sera devenue la maison de la famille humaine, car les humains auront cessé d’être des papillons, ils seront devenus les enfants adoptifs de l’Amour Personnifié. Ils seront LES ENFANTS DE L’AMOUR !

La durée du voyage est encore inconnue, ce qui est sans importance, car le nom de ce voyage, lui, est connu : entrée dans le Paradis ! Lorsque les humains du XXIe siècle seront prêts, Dieu utilisera un moyen radical : le grand jour de la libération appelle aussi Armageddon.

Lectrice, lecteur, bon voyage dans ce manuscrit qui te fera découvrir Dieu d’une nouvelle manière !

 

                                             

      

     Au commencement le Créateur suscita un prophéte.

 

Comment ma conviction d'être un prophéte s'est-elle exprimé pour la première fois et quel lien j'établis entre la paraphrénie et l'inceste?Comment le cerveau et le psychisme d'un petit enfant réagissent-ils face à une agression aussi extrème qu'un violcommis par des parents?

Je vais m'efforcer de répondre à ces différentes questions.

                                                   

             Au Au commencement, partie A:

 

Définition et explications sur LE DELIRE:

Le délire peut se manifester sous des thèmes différents : hypochondriaques, de persécution, mégalomaniaque, d'influence (la personne est commandée par une force extérieure ou par un autre), de jalousie, de référence (être l'objet de l'intérêt d'autrui). Le délire peut soit être systématisé ou non-systématisé. Lorsqu'il est systématisé, il existe une certaine logique dans le délire. Il est compréhensible et cohérent ; on peut y croire (c'est le cas dans la paranoïa).

 

C'est une croyance qui concerne uniquement le sujet, et cette croyance est en complet décalage avec les idées, les représentations de personnes du même groupe. Le délire se caractérise par la place centrale du sujet dans cette nouvelle réalité. Le délire, c'est une situation dans laquelle une personne émet des idées en opposition évidente avec la réalité et elle en est convaincue. Ce délire s'organise autour de différents mécanismes : L'intuition ; c'est une connaissance immédiate, donc intuitive, avec toujours une conviction inébranlable. On est proche d'une croyance liée à la perception (exemple : « je suis Jésus »). L'illusion, contrairement aux illusions perceptives (un mirage), ici, c'est la perception réelle qui est déformée, modifiée par le sujet. Cette perception n'est pas reconnue comme une erreur. L'imagination ; le délire vient de l'imagination du sujet et est étranger à la réalité. L'interprétation, c'est un mécanisme fréquent qui part d'événements imaginaires et le sujet leur attribue une signification réelle. L'hallucination, c'est l'attribution à autrui ou à des forces extérieures de phénomènes, alors que cela vient du sujet.

 

 

CONTEXTE QUI A PRECEDE MA CONVICTION D'ETRE UN PROPHETE:

J'ai commencé à étudier la Bible avec les Témoins de Jéhovah dans la période fin novembre, début décembre 1989. J'avais 18 ans et je venais d'arrêter un début de formation en hôtellerie pour passer un B.E.P en 2 ans. En juin 1989, j'ai quitté le lycée Jacques Callot après y avoir fait 7 années d'étude de la 6ième à la 1ère. Et en ayant redoublé la 3ième. Je suis entré au lycée professionnel Marie Marvingt en septembre 1989. J'ai arrêté ce début de formation hôtelière au bout de 3 semaines et j'ai essayé de réintégrer le lycée Jacques Callot pour y redoubler ma calesse de 1ière. J'aurais pu effectivement le faire si je l'avais voulu coûte que coûte. Toutefois le proviseur du lycée m'ayant fait remarquer plus d'une dizaine de fois durant l'entretien qu'il était franchement opposé a ma réintégration, j'ai préféré laisser le lycée Jacques callot au proviseur puisque c'est à lui qu'il appartient et non aux élèves ou à la ville de Vandoeuvre. Pour bien me faire comprendre à quel point il méprisait ma demande il m'a carrément dit au cours de l'entretien auquel ma mère assistait: "En quittant le lycée marie Marvingt au bout de 3 semaines, vous avez pris la place d'une autre personne qui aurait du l'intégrer et aller jusqu'au bout de la formation." Lorsque je m'étais retrouvé dans son bureau en mai ou juin, pour une discussion avec lui en vue d'intégrer un lycée professionnel, il m'avait dit devant le conseiller principal d'éducation: "Il faut avoir les ongles des mains propres et être bien rasé." Cette remarque avait fait sursauter le CPE. Autre parole pleine de respect que l'on attend d'un proviseur de lycée a l'égard des élèves qui sont sous sa responsabilité: "Dans la vie il y a deux types de personnes. Celles qui se couchent sur le bord du chemin en cas de problème et celles qui continuent malgré les difficultés". Pourquoi m'avait-il fait cette remarque? Parce qu'il considérait que j'étais un lâche qui préférait "se la couler douce" plutôt que d'accepter de se battre pour surmonter les obstacles que la vie mettait sur son chemin. Cette explication, qui me sera donné par de nombreuses autres personnes, finira par devenir un véritable leitmotiv dans ma vie durant les 18 ans qui suivront. Avant de me laisser quitter son lycée, car le lycée Jacques Callot lui appartenait, le proviseur m'a clairement dit: "Je ne veux pas vous revoir dans mon bureau pour pleurer et me dire que vous vous êtes trompé". Et oui, les adolescents n'ont pas droit à l'erreur pour ce proviseur. C'est un privilège réservé aux adultes. En fait, il avait saisi l'occasion de se débarrasser de moi une fois pour toute. Je suis revenu dans son bureau quelques mois plus tard. Je n'ai pas pleuré et lorsque j'ai vu qu'il ne cessait d'exprimer son mépris parce que je voulais réintégrer SON lycée, j'ai laissé tomber. Pourquoi est-ce que j'insiste a propos de la réaction du proviseur? Par ce qu'a l'époque, j'étais trop mal dans ma peau pour me poser des questions sur la raison de son comportement. Par la suite, bien des années plus tard, j'ai fini par me demander pour quelle raison ce proviseur me témoignait du mépris alors que je n'étais ni un trafiquant de drogue, ni un braqueur de banque, ni un élève indiscipliné qui passe son temps à créer des problèmes aux professeurs? Et la réponse déclenchera en moi un sentiment de trahison, de dégout et de colère. En reprenant point par point les réactions du proviseur et ses réflexions et en essayant de les réintégrer au contexte dans lequel j'avais passé ma dernière année au lycée Jacques callot, j'ai fini par trouver une explication à ce délire psychédélique. Je suis resté en première à Callot de septembre à juin. Donc toute l'année scolaire. Cependant, moins d'un mois après la rentrée scolaire, j'ai complètement décroché des études. Ce qui a eu pour conséquence qu' au mois de décembre j'ai fait savoir aux professeurs, lors du conseil de classe et par l'intermédiaire du délégué de classe, que j'arrêtais mes études générales et que je voulais faire une formation professionnelle pour passer un C.A.P ou un B.E.P. Le conseil de classe m'a pris très au sérieux car la recommandation qui m'a été faite était la suivante: "Attendez le mois de juin pour quitter votre cursus en études générales. Nous vous conseillons de terminer votre année scolaire avant de commencer une nouvelle orientation". J'ai clairement expliqué au professeur principal que je n'avais aucune intention de quitter le lycée avant la fin de l'année scolaire. Tout aurait donc du bien se passer puisque les professeurs et moi-même avions le même point de vue. C'est ce que j'ai cru pendant tout le reste de l'année scolaire et pendant de nombreuses années après avoir quitté le lycée. Jusqu'à ce que je réfléchisse au comportement du proviseur à mon égard et, là, ma compréhension a changé du tout au tout. Puisque le proviseur me méprisait, c'est donc qu'il devait avoir une raison de le faire. En plus cette raison ne pouvait pas venir d'un lien particulier entre lui et moi puisque je ne l'ai vu que 3 ou 4 fois durant l'année scolaire. En toute logique, le mépris du proviseur à mon égard lui a été transmis par quelqu'un d'autre. Question: qui est en contact avec le proviseur et peut lui parler de moi d'une telle manière qu'il en vient à me mépriser? Une seule réponse possible: LES PROFESSEURS! Alors que je croyais que les professeurs étaient d'accord avec le fait que je reste jusqu'en juin en sachant que les études générales n'avaient plus aucun intérêt pour moi, en réalité ils me méprisaient car ils me considéraient comme un touriste qui vient en cours pour se tourner les pouces. Les professeurs avaient parfaitement le droit de penser cela. Ce n'est pas négatif en soi. Par contre, ce qui provoque un sentiment de trahison, du dégout et de la colère en moi, c'est le fait que pas un seul professeur ne soit venu m'expliquer que mon attitude leur déplaisait et qu'il valait mieux que je la corrige pour qu'ils se sentent moins insulté par mon "je m'en foutisme". J'étais un adolescent et eux étaient des adultes et qui plus est des professeurs. Ils étaient censé avoir le courage et l'intégrité de venir me voir pour m'expliquer qu'il y avait un problème! Au lieu de ça, ils m'ont fait croire qu'ils n'avaient pas de reproches à me faire alors qu'a chaque fois qu'ils parlaient au proviseur de ma situation, c'était pour se plaindre de moi. Tous les professeurs ont-ils agi ainsi? Pas nécessairement. Pourtant, pour que le proviseur me témoigne un mépris qu'il affichait aussi bien lorsque nous étions seuls que lorsqu'il y avait quelqu'un d'autre dans le bureau, il fallait quant même qu'une majorité de professeurs aient eu à se plaindre de moi. C'est comme ça que fonctionne ma vie, lorsque j'arrive à comprendre les réalités auxquelles je suis confronté, il est trop tard pour réagir les modifier.

 

     AU COMMENCEMENT PARTIE B:

 

En été 1989,  je suis allé en Algérie avec ma famille.  J'étais dans une grande confusion personnelle puisque cela faisait plusieurs mois que ma vie avait basculée intérieurement.  Trois semaines aprés la rentrée des classes,  je me suis rendu compte que je n'accrochais plus du tout au système scolaire.   Dans le même temps,  j'étais à la recherche de réponses à des questions existentielles :

- à quoi sert la vie humaine ?

- quelle est son origine ?

- que se passe-t-il aprés la mort ?

- Qui est Dieu ?

 

 

                                       Le LEPREUX

 

En Algérie,  je passe le plus clair de mon temps entre la famille paternelle qui se trouve à Cap-Djinet et la famille maternelle qui vit à Sidi-Daoud.  Lorsque je suis chez ma famille paternelle,  je vis à cinquante mètres de la mer.   Je m’y rends donc aussi souvent que possible.  Un jour, pendant ces vacances d'été de mes dix huit ans,  je suis resté longtemps à réfléchir en regardant la mer.  Cela a d'abord eu un effet apaisant sur la tempête intérieur qui transformait en chaos la plupart de mes pensées.  J'étais donc très détendu.  Ce qui n'avait rien d'évident lorsque j'essayais de me projeter dans un avenir ou je commencerais une formation professionnelle lors de la prochaine rentrée scolaire.  Je ressentais un très grand soulagement à l’idée de quitter le système  des études générales.  Cependant,  j'avais conscience que le fait de me retrouver dans un lycée d'enseignement professionnel allait me confronter à des difficultés inconnues pour moi jusque là.  Une angoisse de l'avenir et des zones inconnues de cet avenir étaient donc mêlés à mon soulagement de quitter le système d'enseignement général. Et pour ne rien arranger,  le chaos intérieur qui s'était infiltré dans ma vie et surtout dans mon esprit depuis la rentrée de septembre était toujours aussi vivant et déstabilisant. Le fait de contempler la mer avait calmé à la fois  mes angoisses et mon désordre intérieur.

J'étais donc sereinement en train de réfléchir lorsque je me suis demandé si la planète Terre avait eu un Créateur.  Cette pensée-question m'avait traversé l'esprit car je réfléchissais au fait que la mer que j'étais en train de contempler était là bien avant ma naissance et continuerait d'exister bien aprés ma mort.  En fait, elle était déjà présente bien avant les premiers êtres humains et continueraient d'exister bien aprés leur disparition.  J'ai élargi ma réflexion concernant la mer que je pouvais voir de mes propres yeux à l'ensemble de tout ce qui pouvait exister sur la Terre indépendamment des êtres humains. J'en suis finalement arrivé à me demander si la terre avait un Créateur. Et c'est au cours de cette méditation que j'ai ressenti pour la première fois de ma vie la conviction la plus intime qui soit que toutes les formes de vie qui existaient sur la Terre et la planète Terre elle-même avait un Créateur. Cette sensation m'a fait le plus grand bien.  Dans le chaos qu'était ma vie à ce moment là, je venais de trouver un point de repères. Toutefois, un problème se posait : comment connaitre le Créateur et qui était-il ?  Cette question fera de plus en plus partie de mes réflexions dans les semaines et les mois qui suivront.  La réponse à cette question commencera à se faire connaitre après une expérience personnelle très particulière.  Je suis resté seulement quelques semaines dans le lycée professionnel ou je devais aller.  C'est durant cette période,  alors que je me trouvais dans la cour de récréation du lycée Marie Marvingt à Tomblaine que j'ai adressé une prière au Créateur.  Aujourd'hui, je peux écrire que c'était une prière.  A l'époque, je me suis simplement adressé au Créateur en lui expliquant l'idée suivante :

 

 "Montre moi le chemin et je le suivrais".

 

 

 

LE CHEMIN

 

 

A partir de ce moment là, j'ai commencé à chercher d'une manière plus active et plus direct des réponses aux deux questions concernant Dieu que je m'étais posé au bord de la mer en Algérie : comment connaitre le Créateur et qui est-il ?

En cette fin d'année 1989,  je suis retourné pendant deux semaines en Algérie avec mon père et ma mère.   J'en ai profité pour discuter de ces questions avec l'une de mes cousines à Alger. Les conversations que j'ai eues avec elle était intéressantes.  Je regrettais simplement qu'elle ne m'apporte pas les réponses que j’attendais.  Cela ne m'a pas empêché de me demander si Allah n'était pas le Créateur.  De retour en France,  je continuerais  la quête commencé en Algérie.  Je profiterais du fait que des Témoins de Jéhovah frappent à la porte pour commencer à leur poser des questions mais sans conviction particulière.  En effet la raison qui m'a amené à avoir une véritable discussion pour la première fois de ma vie avec des Témoins de Jéhovah était la suivante : je voulais éviter à mes sœurs et frères d'avoir à leur répondre.  J'avais un certain intérêt pour la religion et les questions spirituelles, mes six autres frères et sœurs n'en avaient aucun.  A l'époque certains étaient trop petit pour répondre eux-mêmes.   Les années ont passé et rien n'a changé de ce coté là : ils n'ont pas le moindre intérêt pour tout ce qui concerne l'existence ou non d'un Créateur.

Je ne ressentirais aucune affinité particulière pour l'enseignement des Témoins de Jéhovah jusqu'à la lecture de deux livres :

- 1 Les jeunes s'interrogent : Réponses pratique.

- 2 Vous pouvez vivre éternellement dans un Paradis sur la terre.

 

 

                                                                     LE PARADIS

 

 

 

Le livre " Les jeunes s'interrogent " étaient tellement intéressants pour moi que je l’ai lu très rapidement dans un premier temps pour mieux relire certains passages par la suite.  J'étais à la recherche de réponses et ce livre n'en manquait pas. Le deuxième livre était à l'époque (en 2007 c'est un autre livre) ce que les Témoins de Jéhovah considèrent comme  un livre d'enseignement pour une étude biblique. Cela signifie que ce livre était spécifiquement conçu pour les personnes qui souhaitaient étudier  la Bible en compagnie des Témoins de Jéhovah.  Je n'ai pas tardé à accepter une étude de la Bible qui a commencé un peu avec les moyens du bord car les Témoins qui me faisaient l'étude n'étaient pas préparé pour recevoir quelqu'un chez eux. Or le principe de l'étude biblique veut que ce soit la personne qui accepte l'étude qui reçoit les Témoins de Jéhovah chez elle. Dans mon cas, c'était difficile à faire,  pour ne pas écrire impossible.  Au bout de la deuxième ou troisième étude biblique,  je me suis rendu chez un autre Témoin qui allait devenir la personne avec laquelle j'étudierais la  Bible pendant plusieurs mois.  Pour ce qui est d'assister aux réunions a la Salle du Royaume, j’étais moins enthousiaste. Me retrouver en compagnie de personnes qui priaient ou parler de " Notre Seigneur Jésus Christ " était assez déstabilisant pour moi qui n’avais jusqu'alors que l'islam comme référence.  Un islam version "ras des pâquerettes"  étant donné que mes parents étaient uniquement des musulmans de nom qui se sont toujours complètement moqué de tout ce qui touche  à l' HUMANITE  et a la SPIRITUALITE. C'est l'intérêt pour l'enseignement spirituel qui finira par me faire franchir la barrière psychologique issu de  toutes les années que j'avais passé à me définir comme un " musulman ".

A cette époque, un nouveau livre des Témoins de Jéhovah attira toute mon attention :

 

LA REVELATION : le Grand Dénouement est proche.

 

Livre d’enseignement exclusivement consacré au dernier livre de la Bible surtout connu sous le nom d’Apocalypse. L'idée qu'il puisse exister officiellement une " Fin du Monde " était pour moi des plus passionnants.  J'étais profondément écœuré par toutes les souffrances et les injustices qui marquaient à la fois l'histoire de l'humanité et le monde humain actuel. Le fait qu’ ' HARMAGUEDON mette fin à tout cela pour laisser la place à une vie heureuse dans un Paradis terrestre était particulièrement attrayant. Toutefois, une partie de moi était plus attirée par le fait de vivre la Totale Destruction du Monde Humain tel qu'il existe que par la perspective de vivre dans un Paradis terrestre. Trois semaines après avoir commencé à assister régulièrement aux réunions a la salle du Royaume, je ferais la connaissance d'un autre jeune, David. On commencera à passer du temps ensemble pour discuter de ce qui était tout nouveau pour nous : l'enseignement des Témoins de Jéhovah et l'espérance d'un Paradis  terrestre comme Lieu de Vie Eternel. Très rapidement on se liera d'amitié pour devenir quelques mois plus tard  le meilleur ami l'un de l’autre.  Au début de notre relation d’amitié, David me confiera qu'il avait été choqué lors de l'une de nos discussions par ma façon de parler d’Armageddon.  Et effectivement,  pendant longtemps l’idée de vivre la Totale Destruction du Monde Humain tel qu'il existe me fera autant d'effet que l'idée de devenir immensément riche pour un être humain pauvre et matérialiste. Ce n’est qu'après la période de 5 ans que je passerais enfermer dans ma chambre chez mes parents que mon point de vue à ce sujet commencera progressivement à changer.

 

 

                                  

 

                                            LE PARADIS

 

C'est dans les premières semaines de mon étude biblique, au début de 1990, que je commencerais à lire et à étudier pour mes connaissances personnelles le livre Révélation. Et c'est lors d'une étude personnelle que je ressentirais pour la première fois de ma vie la conviction la plus intime qui soit que : JE SUIS UN PROPHETE.

Cela se produira lors de la lecture d'un passage précis du livre Révélation (en l'occurrence, en ce qui me concerne ce livre portait d'autant mieux son nom !) avec une phrase qui exprimera l'idée suivante :

 

 LE TEMPS QUI DEVAIT S'ACCOMPLIR S'EST ACCOMPLI !

 

Cette phrase à raisonné en moi avec la puissance d'un orage qui donne l’impression qu'il pourrait dévaster une  ville. Environ  un an après cela, je finirais par exprimer un sentiment particulier aux 2 témoins qui me faisaient l'étude régulièrement. J'expliquerais que je ressentais quelque chose de particulier en moi.  J'avais la conviction que je devais transmettre un message à l’humanité. Bien que surpris,  le Témoin qui dirigeait l'étude biblique ne se moqua pas de moi et préféra discuter avec moi exactement comme si je lui avais posé une question concernant  un point biblique particulier. L'autre Témoin a baissé les yeux et a rougi. Il avait honte pour moi.  J'avais exprimé ce que je ressentais un peu avant ou après le Mémorial qui avait lieu cette année là, un 22 mars,  jour de mon anniversaire. C'était donc le 22 mars 1991. Ma conviction d'être un prophète m'avait amené à me demander si je n'étais pas un membre oint. Membre oint très particulier en l’occurrence. Pour les Témoins de Jéhovah, un membre oint est un fidèle de Jéhovah qui a l'espérance céleste contrairement à la très grande majorité des autres Témoins qui ont, eux, l'espérance terrestre. Pourquoi cette différence ? La première est chronologique : dans l'enseignement des Témoins de Jéhovah, à l'époque de Jésus christ toutes les personnes, femmes et hommes, qui acceptaient le  message du Christ avaient l'espérance céleste. Ils avaient l'espérance de rejoindre Jésus Christ dans le Royaume des Cieux après leur mort.  A la fin du 19ième siècle, les premiers chrétiens qui formeront un groupement religieux qui finira par devenir les Témoins de Jéhovah au 20 IIème siècle avaient tous l'espérance céleste.  C'est progressivement, au fur et à mesure que les Etudiants de la Bible, comme ils s'appelaient à l’époque, grandissaient en nombre que les dirigeants de ce groupe religieux, dirigeants qui enseignaient tous les autres Etudiants finiront pas se demander pourquoi certaines personnes qui acceptent le message du Royaume n'ont pas l'espérance céleste. Plus le groupement ne prendra de l'ampleur et plus le nombre de personnes qui ne se désigneront pas comme des membres oints grandiront. Dans un premier temps, le Collège Central, formé par les membres oints qui dirigent l'œuvre de prédication mondiale, expliquera cette différence par le fait qu'il existe 2 classes, séparées dans les Cieux, qui ont l'espérance céleste. Par la suite , le Collège Central prendra officiellement acte du fait que l'espérance du plus grand nombre n ' a aucun lien avec le Royaume des Cieux pour enseigner que les membres oints correspondent au " petit troupeau " ( expression biblique ) qui a une espérance céleste alors que les autres Témoins correspondent aux " autres brebis "  ( expression biblique )qui ont , elles , une espérance terrestre .

 

 

 

                                           LE CHRIST

 

 

Officiellement le Collège Central (qui dirige l'œuvre mondial de prédication des Témoins de Jéhovah) considère que l'ensemble des membres oints ont été attiré vers l'organisation de Jéhovah dans les années 30. Le fait qu'il ait pu y avoir d'autres membres oints ne vient depuis lors que d'un ajustement ponctuel permettant de tenir compte du fait qu'un membre oint aurait décidé de quitter l'organisation de Jéhovah ( le cas le plus célèbre d'un tel désistement  est celui d'un membre oint qui faisait partie du Collège Central au début des années 80 et qui était le frère du président de la Société Watch Tower , organe officiel du Siège Mondial des Témoins de Jéhovah aux Etats-Unis )  ou du fait qu'un membre oint aurait été exclu .

La possibilité  que je puisse être effectivement un membre oint était donc peu probable en tenant compte de l'enseignement des Témoins de Jéhovah. Toutefois, ma conviction d'être un prophète influençait grandement  ma compréhension spirituelle. En effet je me demandais si le fait d'être un membre oint et par conséquent de prendre les emblèmes lors du Mémorial n'était pas une étape nécessaire pour que je puisse être reconnu et accepté comme prophète par le Collège Central. Lors du Mémorial auquel tous les témoins dont la santé le permet assistent, une assiette avec du pain azyme (pain sans levure et donc très plat) et une coupe remplie de vin passe de main en main au sein des personnes réunis en cette occasion très particulière. Seuls les membres oints ont le droit de manger un peu de pain azyme et de boire un peu de vin. Lors de cette soirée du mémorial du 22 mars 1991, mon cœur battait de plus en plus fort au fur et à mesure que s’approchait le moment de faire passer les emblèmes au milieu de l'assemblée réunie pour commémorer le Repas du Seigneur. J'étais dans un très grand état de tension lorsque l’assiette  s'est approchée  de moi. Pour éviter de commettre une grave erreur j'avais ardemment prié Jéhovah pour savoir si oui ou non je devais prendre les emblèmes. Car autant j'avais envie de les prendre pour être en accord avec ma conviction d'être un prophète, autant je refusais d'accomplir un acte qui aurait pu poser de sérieux problème par la suite entre les Témoins de Jéhovah et moi. Mon cœur battait au maximum au moment ou j'ai pris l’assiette dans mes mains. Et je l'ai fait passer sans ressentir le besoin de prendre part aux emblèmes. Première émotion forte passée. Vint ensuite le tour de la coupe de vin et là encore malgré mon cœur qui bâtait très fort, je n'ai ressenti aucun besoin de boire un peu de vin. A la fin de cette soirée, je savais que je n'étais pas un membre oint et j'étais vraiment soulagé que tout se soit bien passé. Ma conviction d’être un prophète, elle, n'avait pas disparu.

 

 

                                                MEMORIAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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