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Sont heureuses de vous présenter très bientôt un livre extraordinaire.
Le Cri EXTRAITS DU LIVRE:
EXTRAIT 1: Passage concernant mon combat contre l'attirance sexuelle envers les petites filles.
Dans toutes mes démarches pour faire éclater la vérité au grand jour, et c’était extrêmement important pour moi, pour que mon expérience personnelle soit utile en tant que témoignage et que cela permette de faire avancer les choses en ce qui concerne les viols d’enfants, je n’ai réussi qu’à donner l’image d’un homme sexuellement attiré par les petites filles. Le fait que j’explique que je n’avais jamais cédé à ces pulsions, qui faisaient partie de moi, mais qui ne me définissaient pas et encore moins mes préférences sexuelles, ne servait absolument à rien. Les quatre années de viols que j’avais vécues, ma vie brisée et anéantie, la souffrance de mon esprit, de mon cœur et de mon âme, tout cela était sans importance ! La seule chose qui importait, c’était que j’avais avoué que, en plus d’être attiré par les femmes, j’étais sexuellement attiré par les petites filles. A partir de ce moment-là, beaucoup de personnes se sont mises à me parler comme à un malade mental ou à un pervers. Il fallait me soigner et me traiter comme un danger public ! Avec la double plainte que j’ai déposée dans un bureau de police contre mon père et ma mère, j’ai envoyé un courrier au Procureur de Ainsi, non seulement on ne reçoit aucune aide de la société, mais les représentants officiels des services de protection de l’enfance ne sont capables de comprendre qu’une seule chose : « Si cet homme a décidé d’ouvrir la bouche pour parler, c’est parce qu’il a quelque chose à se reprocher. En réalité, il veut avouer ses crimes. Cela ne fait aucun doute, aucune erreur de notre part n’est possible. Un homme qui ose dire qu’il ressent une attirance pour les petites filles ne peut être qu’un dangereux pervers qui, dans le meilleur des cas, s’adresse à la société pour dire : « Je suis dangereux, je vous en supplie, arrêtez-moi avant qu’il ne soit trop tard, avant que je ne commette l’irréparable, avant que je ne viole une petite fille ! » QUEL DESASTRE ! C’était bien la peine que j’accomplisse un acte aussi extrême pour un être humain que d’aller dans un bureau de police pour porter plainte contre son père pour viol et contre sa mère pour complicité de viol pour en arriver à un tel résultat ! Il a fallu que je me rende à l’évidence et à la réalité de la société dans laquelle je vivais : un homme est avant tout un violeur lorsqu’il est question de viol. C’est comme cela et pas autrement ! Surtout lorsqu’il est question d’enfant. Et particulièrement si cet homme parle d’une attirance sexuelle envers les petites filles…
EXTRAIT 2: Passage concernant Northsword, frères de cœur.
Sunrise gara sa voiture à sa place habituelle, juste sous la fenêtre principale de son appartement. Il donna à son petit cousin le carton qui contenait le cadeau qu'il lui avait acheté ainsi que quelques friandises. Sunrise, lui, prit le carton qui contenait les courses qu'il avait faites avant d'aller à la cafétéria. Arrivé à l’appartement, Sunrise dit à Steve : - Tu sais que je dois t'emmener chez mes parents pour le dîner ? - Ouais, ch'sais ! Ça veut dire que j'irai au cours de danse avec toi ? - C'est ce que j'avais prévu. Tu pourras aller dans la salle de jeu prévu pour les enfants, si le cours de danse ne te plaît pas. - D'accord, mais je reviendrai avant la fin du cours pour voir comment ça se passe entre toi et Pénélope. - Comment ça, pour voir comment ça se passe ? - Ben, ouais ! Pour savoir si vous allez déterrer la hache de guerre ou fumer le calumet de la paix… Steve continuait de ranger les courses en toute tranquillité. Ce qui n'était pas le cas de Sunrise qui resta paralysé dans son geste pendant encore quelques secondes avant de réagir. - Tu penses que ça pourrait mal se passer entre elle et moi, ce soir ? - J'la connais pas autant que toi, alors ch’suis pas sûr. Mais ch’crois qu'elle ne comprend pas pourquoi tu n'as pas fait… ce que tu n'as pas fait. Comprendo, Sénior ? - Comprendo, mi amigo ! - Tu peux me préparer un chocolat ? - Oui ! Pendant ce temps, sors les D.V.D. et prépare le film que tu voulais voir. C'est quoi, au fait, le titre ? Barry Patate et les cambrioleurs ? Prenant un air outré, Steve rétorqua avec force : - Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban ! - Ah ! D'accord ! Ali Baba et les quarante voleurs. Steve ne daigna pas reprendre son cousin une deuxième fois. C'est donc dans la bonne humeur qu'ils prirent ensemble le goûter, tout en regardant le film. Sunrise laissa son petit cousin regarder seul la fin d’Harry Potter pour faire la vaisselle. Puis il se lava les dents et prit une douche. Ensuite, il s'accorda le temps nécessaire pour se préparer au cours de danse qui l'attendait : ses ongles et ses mains devaient être impeccables, sa coiffure irréprochable… Un grand coup de vaporisateur pour se parfumer et il mit sa chemise blanche. Il enleva alors sa serviette de bain pour mettre son caleçon Pierre Cardin bleu qu'il affectionnait tout particulièrement et son pantalon de danse noir. Ainsi que sa chemise. C'est Pénélope qui lui avait expliqué que le blanc pour une chemise et le noir pour un pantalon vont très bien ensemble. Vint le tour des chaussettes bleues assorties au caleçon, un petit délire personnel, avant de mettre ses chaussures noires. Pour les chaussettes et les chaussures, Sunrise les avait choisies seul. Steve l’interrompit dans ses pensées : - Eh ! Fred Travolta, c'est l'heure ! Faut qu'on y aille, si tu ne veux pas rater ton super rendez-vous avec Ginger Newton-John. - O.K., Barry Patate, donne-moi une minute et on y va. Il se dépêcha de sortir son blouson en daim noir et vérifia une dernière fois l'ensemble de sa personne dans le miroir. Ses yeux montaient des pieds à la tête et redescendaient pendant qu'il s'assurait qu'il n'avait oublié aucun détail. Rien à dire ! Il demanda à son petit cousin : - T'en penses quoi, champion ? - Ch’crois qu'elle acceptera de danser avec toi, avant de te jeter à la poubelle. Sunrise ne se laissa pas démonter par le sarcasme de son cousin : - Tu t'es lavé les dents ? - Oui, mon colonel ! Et ce n’est pas ce qui empêchera miss Penny de te larguer. - Elle acceptera de danser avec moi ; c'est tout ce que je demande, puisqu'on va à un cours de danse. - Tu oublies qu'elle doit te jeter à la poubelle après ! - C'est bizarre, mais j'ai du mal à entendre ce que tu dis… Il doit y avoir d'la friture sur la ligne. Sans attendre la réponse, il ferma la porte à clé, avec Steve juste à côté de lui qui essayait d'attirer son attention en faisant des grimaces ; il dévala l'escalier quatre à quatre en sachant pertinemment que son petit cousin le suivrait aussi rapidement qu'il le pourrait.
Le cours de danse. Ils entrèrent dans le centre de loisirs à l'heure prévue, dix sept heures et vingt minutes. Le cours commençait à la demie. Sunrise avait donc le temps d'accompagner tranquillement son petit cousin à la salle de jeu. Steve, comme d’habitude, s'était précipité droit vers le parcours qui permettait aux enfants de tester leurs capacités à surmonter des obstacles : un pont qui bougeait dès que l’on avait le malheur de poser un pied dessus, une sorte de toboggan avec des tours et détours à donner le tournis, une petite maison dont il fallait traverser les différentes pièces en faisant de nombreuses acrobaties, car le passage était bloqué par différents poteaux et barrières qui partaient dans tous les sens. Sunrise se laissa aller à l'ambiance joyeuse du moment, appréciant les dix minutes qui lui restaient avant que ne commence le cours de danse. Lorsque la sonnerie de sa montre retentit, son esprit se concentra sur la conversation qu'il allait avoir. Il se leva et fit un signe de la main à son petit cousin, qui lui répondit par un petit signe de la tête. Constatant que Steve était très heureux d'être venu avec lui, Sunrise sortit de la salle. Il n'était plus détendu, bien au contraire, il appréhendait la douloureuse conversation qu'il ne pourrait pas éviter avec Pénélope. La décision qu'il avait prise pendant les deux semaines de travail qu'il avait passées seul, c'est-à-dire sans voir un seul des membres de La bande, le groupe d'amis qu'ils formaient lorsqu'ils étaient tous réunis, était définitive ! Christopher, Pénélope et lui-même ayant été les trois premiers de cette bande, même si la plupart se connaissaient depuis l'enfance, cette décision risquait de modifier considérablement les liens d'amitiés qui les avaient unis jusque-là. Pourtant, il préférait prendre le risque d'une telle modification plutôt que de briser définitivement le lien d'amitié qui l'unissait à Christopher depuis l'enfance. Trahir son meilleur ami était la dernière chose qu'il avait envie de faire. Et pourtant…, celle qui était à l'origine d'une telle situation, Pénélope, valait la peine qu'on se batte pour elle, par amour pour elle. Car c'était bien là toute la réalité du problème ! Il était tombé amoureux de celle qu'il voyait auparavant comme la fille-super-prise de tête. Elle ne le faisait pas exprès, et lui non plus, d'ailleurs, mais il suffisait qu'ils se retrouvent dans la même pièce pour que l'un des deux fasse quelque chose que l'autre ne comprenait pas ou considérait comme complètement nul. Si Christopher n'avait pas été leur meilleur ami commun, ils auraient tout fait pour s'éviter. Ils se supportaient donc tant bien que mal depuis leur enfance. Sunrise s'arrêta quelques instants dans ses pensées, car il était maintenant devant la salle de danse et s'apprêtait à en franchir la porte. Un léger pincement au cœur le fit frissonner au moment où il entra dans la pièce. C'était une grande salle composée de plusieurs parties, car elle était régulièrement utilisée pour des fêtes ou des soirées dansantes. De chaque côté de l’entrée se trouvait un espace réservé aux personnes qui venaient découvrir les différents cours de danse et qui ne souhaitaient pas se mêler aux groupes de danse. Juste après, encore de chaque côté, se trouvaient les vestiaires. Il se dirigea machinalement vers celui de droite. La musique d'ambiance avant le début d'un cours faisait partie du rituel. - Bonsoir, monsieur Hardick ! Sunrise répondit à la femme qui s'occupait du vestiaire : - Bonsoir, madame. Il ne savait pas comment elle connaissait son nom, et il ne connaissait pas le sien. Il donna son blouson, regarda la femme le ranger, attendit patiemment qu'elle lui donne le petit carton, la remercia et se dirigea tout droit vers la partie de la salle de danse où il savait que Pénélope l'attendrait, si elle était déjà arrivée. Il avança doucement, sans se presser, bien que la musique d'ambiance vienne de s'arrêter ; ce qui indiquait que le cours allait commencer. En passant à côté de la partie où se trouvait le matériel musical, Sunrise aperçut de loin Pénélope qui l'avait apparemment vu la première. Il essaya de lui adresser un sourire, mais l'angoisse qu'il ressentait à l'idée de ce qui l'attendait transforma son sourire en un geste mécanique, qui fit réagir celle qui ne le quittait pas des yeux : une grande tristesse assombrit son visage. Il se dit alors : reprends-toi, mec, et garde le contrôle ! Il prit une profonde inspiration et obligea son visage à afficher un sourire jovial et hyper décontracté. Ce qui était le bienvenu, car il n'était maintenant plus qu'à quelques mètres de Pénélope, qui ne l'avait toujours pas quitté des yeux. Heureusement, la tristesse qui assombrissait son visage avait disparu. Il remarqua alors son superbe chemisier rose agrémenté de lys blancs. Il la trouvait vraiment magnifique, dans cet habit qui lui faisait penser à un jardin japonais. Sa jupe blanche, courte, légèrement moulante, lui donnait un côté sexy, sans être trop provocant. Où était-il allé pêcher ce type d'idée sur une fille ? D'habitude, pour Sunrise, une fille était soit sexy, soit une fille avec laquelle il aurait pu aller au temple pour écouter le sermon d'un pasteur un dimanche matin. Décidément, Pénélope avait changé beaucoup de chose dans sa vie ! Arrivé devant elle, il ne put s'empêcher de lui dire : - Je ne connais pas votre parfum, mais si je devais deviner son nom, je l'appellerais Irrésistible, parce que, depuis l'instant où je vous l’ai senti, je n'ai pas pu faire autrement que de venir jusqu'à vous. - C'est normal que vous l'ayez repéré mon parfum de loin : m'asperger de parfum est le seul moyen que j'ai trouvé pour supporter un cours de danse avec un garçon que je ne peux pas sentir ! - Ah ! C'était donc ça, le truc-bidule-machin-chouette qui me turlupinait lors des derniers cours de danse : une fille qui confond se parfumer avec prendre une douche de parfum !
Pénélope se contenta de sourire à ce garçon aux cheveux bruns qui mesurait un mètre quatre-vingt-cinq et qui était plutôt mignon. Elle ressentit ce qu'elle ressentait chaque fois qu'elle était avec lui : elle était heureuse. Elle n'avait aucune envie d'être ailleurs, de faire autre chose ou d'être avec une autre personne. C’était la raison pour laquelle elle avait mal réagi lorsqu'elle s'était rendu compte que depuis qu'elle était revenue à Northsword en même temps que les autres membres de Une voix retentit et elle se tourna machinalement vers le professeur de danse, madame Mackinley. Sunrise, juste à côté d'elle, écouta attentivement les différents conseils donnés par leur professeur. Puis cette dernière donna le signal pour que commence la première partie du cours, qui était divisé en six ou huit étapes de dix minutes chacune, suivie des commentaires de madame Mackinley. Pénélope savait que pendant la première heure, il ne leur serait pas possible de discuter, parce qu'ils devraient se concentrer sur leur danse. En effet, la valse, le tango, le merengué, le tchatcha, la java, le fox-trot ainsi que d'autres danses nécessitaient de se plonger entièrement dans le cours pour ne pas perdre le fil des explications données par le professeur lorsqu'elle passait à côté des différents couples qui s'efforçaient de s'améliorer. Elle se laissa donc aller au rythme des différentes danses et des explications données par le professeur pendant cette première heure.
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